PRELIVE   LOT4
S'abonner Se connecter
Outside
Outside : aventure training voyage culture
  • Aventure
  • Santé
  • Voyage
  • Culture
  • Equipement
  • Films
  • Podcasts
  • S’abonner
  • Aventure

24 heures au coeur du Marathon des Sables

  • 12 avril 2019
  • 3 minutes

La rédaction Outside.fr Sylvie Sanabria

Six jours de course, un marathon par jour, soit 250 kilomètres dans le désert marocain en autosuffisance, par des températures de 30°en moyenne : l’épreuve est de taille pour les 850 concurrents qui affrontent aujourd’hui leur cinquième et avant-dernière journée de course. Une étape déterminante pour le podium. Au-delà de la performance, c’est l’atmosphère unique du camp qu’évoquent volontiers les participants. Chaque soir s’y retrouvent les coureurs, élites ou marcheurs, réunis dans une épreuve relevant autant de l’exploit sportif que de l’expérience humaine.

4h30, le bivouac s’éveille

200 ouvriers marocains se chargent chaque jour de monter et démonter les tentes (Josuef Photo/MDS)

La logistique de la course mobilise plus de 300 personnes (Josuef Photo/MDS)

Tentes Touareg pour les 850 concurrents (Josuef Photo/MDS)

Levée à 4h30 ce matin, l’équipe de Marocains démonte en quelques heures les tentes berbères des concurrents et les sahariennes des organisateurs. Elle quitte Rich Mbirika, but de la plus longue étape de la course, pour prendre la route à travers le désert en un long convoi de camions militaires s’étendant sur plus de 2,5 kilomètres. Objectif : installer au plus vite le camp suivant. Principal ennemi ? Le vent. Aussi redouté par les coureurs que par les techniciens chargés du matériel sensible.

Midi, le camp est prêt

En plein désert, le camp regroupe 1450 personnes à des kilomètres des routes (Josuef Photo/MDS)

Pour la sécurité, deux hélicoptères “Ecureuil” et un avion “Cessna”  (Josuef Photo/MDS)

Si les coureurs sont ici en autonomie alimentaire, leur sécurité et leurs soins sont assurés par une armée de médecins, électriciens, chauffeurs, mécaniciens et pilotes d’hélicoptères.  Un imposant dispositif gérant notamment l’élément clef : l’eau. Chaque concurrent reçoit 12 à 16 litres d’eau par jour selon les étapes. 

Depuis l’aube, ils affrontent le désert

Course en solo ou en équipe, les coureurs ont le choix  (Josuef Photo/MDS)

Les femmes comptent déjà pour 14% des coureurs (Josuef Photo/MDS)

90 % des concurrents alternent course et marche (Josuef Photo/MDS)

Vitesse moyenne maximale de l’épreuve: 14 km/h (Josuef Photo/MDS)

Hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes, tous se sont entrainés pendant des mois avant d’affronter le désert dans cette course en allure libre mais non sans contraintes. 

Chacun doit porter sa nourriture -au moins 2000 calories par jour, la moyenne tournant plutôt autour de 3000- et son matériel. Le sac à dos devant peser au moins 6,5kg afin de contenir tout l’équipement vital obligatoire.  Une expérience qui a un coût : 3300 euros, tout compris, pour les coureurs au départ de Paris.

Enfin au bivouac

120 000 litres d’eau sont consommées en 6 jours  (Josuef Photo/MDS)

A huit sous la tente berbère, l’heure est aux soins (Josuef Photo/MDS)

Médecins, podologues et masseurs, plus de 60 personnes soulagent les coureurs  (Josuef Photo/MDS)

Ré-cu-pé-rer!  (Josuef Photo/MDS)

Chaque coureur porte son propre ravitaillement, calculé au gramme près  (Josuef Photo/MDS)

La nuit, la température tombe à 14°, duvet obligatoire  (Josuef Photo/MDS)

De l’eau. Pas moins de 6 litres sont remis à chaque coureur à l’arrivée au camp. Certains s’effondrent de fatigue, beaucoup soignent leurs ampoules. On discute, on mange et on partage un thé à la menthe avant de plonger dans le sommeil, à huit sous la tente berbère, toutes nationalités confondues, la course comptant 70% d’internationaux.
Les nuits sont belles mais fraîches, le thermomètre tombe vite à 14°c.

4h30, on lève le camp

Levée dès l’aube, le démontage va commencer (Josuef Photo/MDS)

Plus que quelques heures avant le départ (Josuef Photo/MDS)

Démonter, plier, ranger … tout doit rentrer dans les 35 camions de la caravane (Josuef Photo/MDS)

Objectif zéro impact sur l’environnement (Josuef Photo/MDS)

Le jour arrive toujours trop tôt et la chaleur aussi. Une nouvelle journée commence pour les équipes chargées du bivouac. Pour les concurrents, après quelques étirements, c’est l’heure de reprendre la course. 

Le camion incinérateur de déchets de l’organisation a fait son travail. Du passage des 1200 personnes de la caravane il ne reste plus que quelques traces dans le sable, vite effacées par le vent. Prochaine et ultime étape demain : Djebel Zireg,à l’est de Tazzarine. 

2020 marquera le 35eme anniversaire de l’épreuve, son parcours reste bien sûr secret (Josuef Photo/MDS)

Sur le même sujet, lire aussi: Marathon des sables, comment se sont-ils préparés?

Photo d'en-tête : Josuef Photo/Marathon des sables
Thèmes :
Marathon
Marathon de Sables
Maroc
Trail
Ultra-trail

À lire aussi

Marathon de Londres Elite
Martin Fritz Huber

Marathon de Londres : des stars encore trop anonymes

Photo Noel Tamini, coureur, en noir et blanc

« Free to Run » : après le film culte, le livre

Femmes américaines au départ du marathon de New-York
Martin Fritz Huber

Marathon : pourquoi les Américaines surclassent les hommes ?

Plus d'articles

Outside le magazine de l'outdoor

Inspirer un mode de vie actif autour de l’exploration et de l’aventure avec une ligne éditoriale pointue. Couvrir les sports, les aventures, le training, la santé, les voyages, l’environnement, la culture, les personnalités et les équipements qui font l’actualité Outdoor en France et dans le monde.

Newsletter

Juste avant le week-end, trouvez l'inspiration pour vos prochaines aventures. Recevez gratuitement chaque vendredi, sur votre boite les meilleure articles publiés dans Outside.

© Outside media 2025
Souhaitez-vous recevoir les notifications Outside à chaque sortie d'article ?